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« Le Dorlon »
Détails:
- Code Postal: 54260
- Ville: Longuyon
- Département: 54 - Meurthe-et-Moselle
- Région: Lorraine
- Type: Usine métallurgique
- Site classé: oui
- Date protection: 15/09/82
- Détail protection: Vestiges du haut fourneau
- Prop. Privée: oui
- Code utilisation: Sans
- Date fiche Mérimée: 1992
- CODE NAF: 00

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Date connue 1692 ; reconstruit dans le 2e quart du 19e siècle.Historique
En 1982, M. Marcel Pierre, demeurant Musson, propriétaire depuis 1978.Occupation
VestigesEtat actuel et restaurations et travaux effectués
En 1982, état de dégradation avancéNotice Mérimée
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00106073Références et liens
Office de Tourisme de Longuyon : 03 82 39 21 21. Mairie : 03-82-44-55-00 http://flyfrance.free.fr/DossierMois.htmlDescription:
Vestiges d’un haut fourneau :
Deux raisons expliquent la construction de ce haut-fourneau voisin de celui de Buré-la-forge.
Buré avait épuisé les ressources en bois les plus proches. En s’implantant en amont dans la vallée, on se rapprochait de la grande forêt domaniale. D’autre part, après avoir conquis cette région en 1680, le Roi Soleil reprend la guerre en 1689 contre la Ligue d’Augsbourg. Pour fabriquer des armes, il décide aussitôt de réquisitionner le fer fabriqué par les moines d’Orval à Buré, considéré comme l’un des meilleurs du royaume.
Deux ans plus tard, Louis XIV ordonne aux moines de construire un haut-fourneau en amont, à mi-chemin encre leurs granges de Villancy et de Buré, sous peine de confiscation du terrain. Ce haut-fourneau du Dorlon fonctionne dès l’année suivante. en 1692. Les bâtiments annexes sont limités à une halle à charbon de bois, puisque cette nouvelle installation est liée à la forge de Buré.
Nous avons sous les yeux les installations du milieu du XIXe siècle, modifiées au fil du temps. Mais le site semble avoir peu évolué depuis l’origine. L’eau, pour actionner les soufflets, arrivait par la gauche. On aperçoit une ouverture dans le mur au ras du sol. Le Dorlon, qui prend sa source un peu plus haut, coule de l’autre côté de la route. Un canal de dérivation, dont on devine le tracé clans le pré, permettait d’actionner une roue à aubes. Ici, il n’y avait pas d’étang comme à Buré. Pour compenser la faible puissance du ruisseau, le haut-fourneau a donc été installé dans une fosse. La grande roue hydraulique de 6 mètres de diamètre se trouvait à gauche de l’édifice. au-delà du petit muret. Cependant, malgré ce système, le ruisseau ne permettait un fonctionnement que 6 mois sur 12. A l’origine, la halle de coulée était entièrement couverte pour protéger la fonte en fusion de l’eau. Leur contact provoque des projections dangereuses.
Derrière le haut-fourneau se trouve la grande halle à charbon de bois dont les murs sont renforcés par de puissants contreforts. Il fallait de grandes quantités de bois pour alimenter ces hauts-fourneaux : au moins 1 hectare de forêt était nécessaire pour produire 4 tonnes de fonte. Une passerelle permettait de charger le gueulard.
Pendant les 12 premières années, les trois hauts-fourneaux des moines, au Dorlon, Buré et Orval ont tourné à plein rendement. Puis en 1704, après la fin de occupation française, les religieux réorganisent entièrement leur entreprise. Buré est arrêté car la forge est trop vétuste et manque de bois. Le Dorlon mieux situé pour s’approvisionner en bois, prend le relais. Les ateliers se spécialisent : le Dorlon coule le fer fort à partir du minerai de Saint-Pancré et Orval le fer tendre. Toutes les gueuses de fonte produites ici partent vers les forges d’Orval où elles sont transformées. L’entreprise atteint son apogée au milieu du XVIIIe siècle.
En 1764 la production totale des deux sites est de 816 tonnes, dont 355 pour le Dorlon, ce qui place l’abbaye en tête parmi les entreprises sidérurgiques de l’époque. Les moines profitent aussi de l’avantage d’avoir leurs ateliers implantés sur plusieurs pays.
Mais cette fabuleuse histoire s’arrête brutalement en 1797 avec la Révolution française et la suppression de la communauté d’Orval.
Racheté par un particulier, le Dorlon continuera à fonctionner. Le haut-fourneau du Dorlon est modifié une 1ère fois avant 1848. Puis en 1853. il est transformé une dernière fois et devient cylindrique. .
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